lundi 22 octobre 2012

Le chat



Il y a quelques années, je visitais souvent une librairie, proche de la rue Cartier à Québec, si mes souvenirs ne me trompent pas, où un chat circulait librement entre les livres. Les clients et moi-même ne pouvions nous empêcher de caresser l'animal en le voyant, attirés ou possédés par notre désir de toucher son pelage. Aimer les chats est peut-être une tare génétique dont souffrent tous ceux qui aiment lire. Je ne sais pas...

Mais j'enviais ce matou qui menait, il faut le dire, une belle vie : il était entouré de livres, se promenait toute la journée entre des exemplaires de Zola, de Proust, de Balzac, de Colette même, sans s'inquiéter de son avenir, sachant, par habitude, que son maître, ou, plutôt, un des employés au service de son maître, remplissait constamment son bol de nourriture. Il se faisait cajoler toute la journée. Et lorsque la librairie fermait le soir, il allait se coucher quelque part, sachant que dès le lendemain, la valse des caresses reprendrait à nouveau. Sans cesse et sans cesse. Un tourbillon de mains et de mots doux...

Un jour, je suis retourné à la librairie et le chat avait disparu. Un employé m'a dit qu'il s'était sauvé par la portée d'entrée et qu'on ne l'avait plus revu depuis ce temps.

Je n'étais pas dupe. Le chat vivait dans la librairie depuis plusieurs années. Mais comme pour tous les animaux de compagnie, l'âge n'est pas garant de l'avenir.

2 commentaires:

  1. Je replace bien cette librairie et j'ai souvenir d'avoir croisé ce chat!
    Salutations, libraire solitaire!

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  2. Salutations à toi aussi ! Merci d'avoir lu ce billet de mon blogue!

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